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17 février: Rapport du sénateur About sur le projet de loi n° 111(2009-2010) tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle.

 

 



5 Février 2010: Conseil d´Administration de l´ARTAAS à PARIS

Le compte rendu à la rubrique "adhérents", "vie associative".

 

 

 

 


Vendredi 22 janvier: Editorial par André Ciavaldini

 

 

 


jeudi 21 janvier: Rencontre au Sénat.

Des professionnels de Santé sont entendus par M Jean-René Lecerf, sénateur, rapporteur de la commission des Lois et M. About, sénateur, rapporteur pour avis de la commission des affaires sociales sur le projet de loi n° 111(2009-2010) tendant à amoindrir le risque de récidive criminelle.

L’ARTAAS a été sollicitée. Nous, Bernard Savin et Jean Boitout avons été entendus ce jeudi 21 janvier par M. Lecerf.

Nous avons, au nom de l’ARTAAS développé les points suivants :

 

1°  Le soin n´est qu´un élément pouvant concourir à la prévention de la récidive avec ses indications mais aussi ses limites. Importance du rôle du SPIP et des JAP.

 

2°   Le soin n’est pas un produit  consommable quelque soit le lieu et le moment.

Compte tenu des durées d´incarcération et de suivi-socio-judiciaire il faut envisager l´injonction de soin en termes de parcours de soin présentant différents temps, des temps d´accompagnement psychologique et des temps plus dédiés à la mise en place de dispositifs psychothérapeutiques plus spécialisés : techniques de groupes…

Les CRIAVS pourraient être les organisateurs de ces parcours de soins en référence à leur mission d´animation des réseaux de soins, de l´articulation santé-justice-social. Ils sont les plus à même d´assurer l´articulation entre les différents acteurs du soin, médecins coordonateurs, CMP, Psy libéraux …. Ainsi qu´avec les groupes Programme de Prévention de la Récidive mis en place par les SPIP et les acteurs du social.

 

3° Création de Centres de Références Cliniques Départementaux ou unités intersectorielles  disposant d´un personnel spécialisé et spécialement formé. Interrogation sur des centres uniquement dédiés aux AVS ou plus largement ouvert au suivi post-pénal quelque soient les crimes ou délits commis, comme le préconise le rapport Blanc.

Ces centres spécialisés doivent être un dispositif complémentaire et non pas substitutif aux possibilités de prise en charge de la psychiatrie, CMP…

Ces centres devront proposés une pluralité des approches, des techniques et des modèles psychothérapeutiques

Ces services devront travailler en étroite collaboration avec les CRIAVS : participation aux recherches initiées par les CRIAVS par exemple mais aussi dans ce qu´on pourrait appeler un parcours de soins pour les sujets sous injonction ou obligation de soins.

 

            4° Nomination du médecin coordonateur avant la libération, rencontre en milieu carcéral ou au cours d´une permission de sortie.

Importance de la continuité de la prise en charge, toute rupture dû à la justice

entrave la possibilité de poursuite des soins et augmente le risque de récidive. La libération étant un moment de fragilité psychologique surtout après de longues peines.

Nécessité d´un accompagnement dés la sortie de prison, par du soin mais aussi par le SPIP et le JAP.

 

            5°  Non-sens d’une prescription de traitement hormonal qui  serait systématique.

 

            Nous avons fait au mieux, dans le temps très limité (à peine 45 minutes) qui nous a été donné.

                                                                           Bernard et Jean

 




11 novembre 2009

  "Triste civilisation" par André Ciavaldini



5 octobre 2009

"De la castration physique ou comment optimiser la perversion" par M.David

dans la rubrique Liens, chapitre Divers et KAMO


 

  

10 octobre 2009 

 

Suite au dernier événement criminel hyper médiatisé et aux énoncés politiques sur la récidive,  prônant

notament l´usage quasi obligatoire et sytématique de la "castration chimique"  comme seule evidence d´évitement de la récidive, l´ARTAAS a décidé de s´exprimer....

Voici le communiqué transmis aux médias.


COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L´alliance plutôt que la stigmatisation pour optimiser l´efficacité des mesures...

 

 

Le meurtre d‘une femme faisant son jogging en forêt de Fontainebleau réactive l´émotion de l´insupportable de la récidive, et suscite de la part des pouvoirs publics des propositions qui se voudraient radicales mais dont nous ne pouvons que dénoncer le leurre qu´elles constituent.


Dans cette actualité l´A.R.T.A.A.S. (Association pour la Recherche et le Traitement des Auteurs d´Agression Sexuelle), réaffirme son engagement dans une politique de santé publique où le soin aux auteurs de violences sexuelles ne fait pas l´impasse sur l´indispensable prise en compte de la souffrance des victimes. L´ARTAAS a été créée en 1996 suite à une recherche initiée et portée par la DGS (direction générale de la santé - ministère de la santé) et réunit maintenant plusieurs centaines de praticiens exerçant dans les institutions médicales ou pénitentiaires de la plupart des régions françaises et de Suisse romande.


En tant que médecins, psychologues, soignants, éducateurs, assistants sociaux, fortement engagés dans le traitement, la recherche ou l´enseignement concernant ce domaine particulier nous tenons à rappeler que:

 

1)- La prévention de la récidive nécessite un abord global où des évaluations doivent régulièrement tenir compte de la complémentarité de points de vue différenciés, entre le soin, l´éducatif et le pénal. Les lois actuelles nous le permettent. Les moyens font par contre défaut.


2)- Le traitement hormonal, mal nommé « castration chimique », fait partie des outils qui peuvent être utiles. Il n´est pas exclusif et ne doit pas être étendu sans fondements scientifiques. Il s´agit d´un traitement médical que l´on ne saurait prescrire sans arguments fondés, éléments de surveillance, repères pour l´indication de la prescription, les modalités d´évaluation de l´efficacité, suivi des effets secondaires, critères pour la poursuite ou l´arrêt du traitement...

 

3- Le traitement, qu´il soit judiciaire ou dans le champ sanitaire, ne peut s´envisager qu´à partir d´un individu et de ses propres singularités.


4)- Les connaissances actuelles ne permettent pas d´avoir des éléments suffisamment solides en termes de prédictibilité.


5)- Il nous paraît dangereux et irresponsable, qu´à partir d´une situation critique et spécifique, soit remise en cause de façon immédiate et violente la probité et/ou la compétence d´un ou des corps professionnels en charge des auteurs de violences sexuelles (des champs de la santé, de l´éducation et de la justice).


6)- Nous nous étonnons de la grande disparité entre l´émotion politique alléguée et le manque de moyens mis en œuvre par le pouvoir politique à disposition de chercheurs pour la mise en place d´études scientifiques et épidémiologiques rigoureuses, ainsi qu´une évaluation des mesures récemment mises en place.
Aujourd´hui mettre en place un (ou des) centre(s) de recherche et de soin avec structuration de savoirs, de repères, d´outils partageables est indispensable.


Nous souhaitons être entendus au sujet des mesures à prendre.

 

Pour l´ARTAAS

Bernard SAVIN, Président

 

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